Comment aider un ami: que faire quand on ne sait pas quoi dire

Un ami vous appelle pour vous dire qu’il y a eu un décès. Peut-être vous l’avez lu dans le journal ou vous l’avez entendu d’un collègue? Une personne dans votre communauté, un ami commun ou un membre de votre groupe religieux est décédé.

Les funérailles sont prévues et vous savez que vous devez y aller. Mais vous songez à vous

désister car, franchement, vous ne savez pas quoi dire et vous ne savez pas quoi faire. Vous êtes triste et pire encore, vous vous sentez mal.

Ne vous sentez pas inadéquat. Après le décès d’un aimé, nos cœurs veulent être avec les survivants et partager ces moments remplis de chagrin. Mais, bien que nos cœurs veuillent aider, nos “ esprits” manquent de mots pour exprimer nos regrets.

Peu de gens expriment facilement ou gèrent facilement le deuil. Ce n’est pas votre faute. Il est impossible de pratiquer en prévision d’un deuil. L’expérience antérieure du décès d’un aimé ne compte pas puisque chaque décès nous touche d’une façon différente.

Les recommandations suivantes vous aideront à exprimer vos sentiments avec des mots et dans vos actions. Voici également quelques précautions.

Agissez en adulte, même si vous ne vous sentez pas comme tel, et dès que vous êtes avisé du décès, téléphonez, écrivez ou rendez visite aux survivants. Il n’est pas nécessaire d’être éloquent. Dites simplement ce qui est dans votre cœur. Vos sentiments se reflètent sur votre visage et s’entendent dans votre voix.

Renoncez aux discours intellectuels ou philosophiques. Soyez sensible aux autres.

Abstenez-vous de répéter les clichés vides comme : “Il est mieux maintenant.”, “Le temps arrange les choses.”, “Vous aurez d’autres enfants.” ou bien “Il est dans un meilleur endroit.” Avant d’exprimer quoi que ce soit, mettez-vous dans les souliers de l’autre. Bien que la douleur qu’éprouvait la personne est disparue, il est possible que le survivant ne croit pas qu’elle « est mieux » morte; tout comme les parents d’un enfant, mort avant sa naissance, peuvent réagir de façon négative s’il est sous-entendu que la courte vie de l’enfant n’est pas importante. Le commentaire : “Il est dans un meilleur endroit” peut blesser les survivants. Pour ces derniers, le seul “meilleur endroit” est peut-être à leurs côtés, assis ensemble dans le fauteuil à regarder les nouvelles du soir à la télévision.

Un simple “Acceptez mes condoléances” est toujours approprié. Ne dites pas “Je sais comment vous vous sentez.” Vous ne pouvez pas savoir comment les autres se sentent lorsqu’ils vivent un deuil, même si, vous aussi, avez vécu le décès d’un aimé.

Tirez parti d’une poignée de main ou d’une étreinte. Parfois, les mots échouent et sont inutiles lors d’un décès. Optez plutôt pour une pression amicale à l’épaule, une étreinte légère, ou serrez la main de la personne dans les deux vôtres pour communiquer vos sentiments de réconfort.

Offrez un mouchoir. Les larmes aident à guérir. Vous pouvez avoir besoin de pleurer aussi car vous êtes également en deuil. Bien sûr, vous n’êtes pas aussi proche du défunt que la famille immédiate, mais ce décès peut vous rappeler des souvenirs d’une autre relation importante dans votre vie. Parfois, vos propres chagrins refont surface lorsque vous êtes témoin du deuil d’autrui.

Soyez prêts à vous asseoir et à écouter même si les membres de la famille survivants veulent parler du décès, et inclure des détails choquants. “Pourquoi Lise n’a-t-elle pas arrêté de fumer?”

“Pourquoi n’a-t-elle pas cherché de l’aide pour son problème de boisson?” “Pourquoi Marie n’a-t-elle pas téléphoné si elle était déprimée?” “Que faisait Martin dans cette partie de la ville à deux heures du matin?” À moins d’en être vraiment capable, ne donnez pas de réponse.

Ne faites pas de commentaires ni d’observations sur la mort et les mourants, à moins d’être tout à fait certain que la personne survivante appréciera vos pensées. À la place, si c’est approprié, posez des questions d’une voix douce et gentille. Vous pourriez être surpris d’apprendre que votre ami qui avait l’air blasé de la religion, pensait le contraire.

Bien que vous puissiez vouloir partager comment un extrait de la Bible vous a aidé dans votre période difficile, soyez sensible aux autres. Le décès peut être trop douloureux pour les survivants pour qu’ils puissent voir toute la beauté de ces mots. Souvent, les survivants en deuil restent longtemps dans la phase de colère, ils sont alors furieux envers le monde, la personne disparue pour les avoir quittés et Dieu. C’est naturel. Si vous êtes à l’aise, utilisez le nom de la personne décédée. “Jacob était un bon homme.” “Suzanne était tellement bien organisée, je ne suis pas surprise qu’elle ait choisi les chants pour les funérailles.” Les survivants se languissent de la présence de la personne aimée et, en utilisant son nom, vous reconnaissez que cette personne spéciale est toujours importante.

Restez en contact avec les survivants. Sachez quand même que les personnes en deuil ne souhaitent peut-être pas parler autant qu’avant, mais vous pouvez rester tout prêt. Vous pouvez demander “Ça irait si je te téléphonais (ou t’envoyais un courriel) tous les après-midi?” Si la personne survivante répond : “Non, merci”. Attendez une semaine et essayez de nouveau.

Utilisez des moyens créatifs pour garder contact. Ne dites pas : “Laisse-le-moi savoir quand je peux t’être utile.” Les survivants n’acceptent pas votre aide, car la plupart de gens pensent quelle est offerte par politesse, et non par véritable désir d’aider. À la place, offrez des suggestions d’aide concrètes.

“Est-ce que cela te dérange si je promène ton chien pour les prochaines semaines, le temps que tu en as plein les bras?” ou “Je vais au marché, je te laisse un sac de provisions à mon retour.” Cherchez un moyen de dire : “Je me souviens”. Partagez une recette, un mot croisé, ou une blague. Une carte, des photos ou une petite note sont peut-être tout juste ce dont la personne en deuil a besoin. Si vous visitez la famille en deuil, ne soyez pas surpris si elle n’est pas dans l’esprit d’avoir des invités. Ne visitez pour longtemps et restez à la porte.

Parlez si vous voulez. Ne vous attendez pas commencer une conversation sérieuse. Les survivants pouvaient être trop en deuil pour parler. Plûtot, vous pouvez vous rappeler vos souvenirs communs avec la personne décédée, ou ce qui vous liait à elle. Ou peut-être quelque chose qui est devenue une blague préférée. “As-tu déjà entendu parler de la fois où je suis allé pêcher avec Marcel? Il a rapporté des truites grosses comme un requin. Et moi tout ce que j’ai récolté ce sont des piqûres de moustiques.”

À la télévision, tout le monde sait quoi dire ou faire. Dans la vraie vie, on en dit souvent trop ou pas assez. Que faut-il faire? Donner une poignée de main chaleureuse et dire un “Je suis désolé” sincère est toujours approprié et apprécié.

À propos de l’auteur

Eva Shaw, Ph. D. est une autorité reconnue en matière de décès, de deuil et de gestion du deuil. Auteure du livre intitulé “What to Do When a Loved One Dies : A Practical and Compassionate Guide to Dealing with Death on Life’s Terms”, elle est invitée comme expert dans plusieurs tables rondes et émissions de télévision. Conférencière reconnue et souvent sollicitée pour des conférences ou ateliers, Dr Shaw peut être rejointe grâce à son site web : www.evashaw.com.

Dossier de planification personnelle Réseau Dignité

Consignez vos choix pour vos arrangements funéraires et vos informations de succession et personnelles importantes.


Trouver un fournisseur de services

Le Réseau Dignité dessert les familles à l’aide de plus de 1 800 fournisseurs de services à travers l’Amérique du Nord. Tapez un code postal ou un nom de ville pour trouver un fournisseur près de chez vous.

Nous joindre

Par courriel

800-34-DIGNITY

Cliquez ici pour trouver un fournisseur près de chez vous.